La douleur physique : quel produit utilisé pour la contrer ?

La douleur, c’est d’abord et avant tout un ressenti physique qui fait mal, très désagréable. Elle peut aussi affecter une personne sur le plan émotionnel. Lorsque ce mal est persistant et continue après une durée de 6 mois, alors elle est qualifiée de douleur chronique. Dans la plupart des cas, il peut s’agir de problèmes familiaux (génétiques) ou personnels. Les statistiques montrent que bon nombre de personnes font recours aux antalgiques pour soulager leurs douleurs. Comment s’y prendre alors avec ces médicaments anti-douleur pour ne pas risquer sa santé ? Éléments de réponse dans les lignes qui suivent.

Cerveau, Inflammation, Accident Vasculaire Cérébral

Les différentes sortes de douleurs

Il existe plusieurs types de douleurs qui agissent sur l’organisme humain et qui font mal. En tout premier lieu, il y a les douleurs inflammatoires. Encore connues sous le nom de douleurs nociceptives, ces douleurs apparaissent souvent au niveau des muscles. Elles sont également ressenties lors des menstruations chez la femme.

Il y a ensuite les douleurs neuropathiques qui sont des douleurs relatives aux terminaisons nerveuses. Généralement, ce type de douleur ressemble à des brûlures, des crampes voire des décharges électriques.

Il y a enfin les douleurs psychogènes. Pour ce type de douleur, le corps ne montre aucune blessure externe. Elles sont souvent relatives à des maux d’articulation.

Différents médicaments permettent de soulager ces douleurs, quelles qu’elles soient. Il s’agit des produits anti-douleur vendus en pharmacie sans ordonnance, mais dont l’utilisation est soumise à une consultation médicale appropriée afin de déterminer le type de douleur. Il est aussi bon de rappeler qu’il est inutile de consulter à la première douleur.

À quel moment consulter pour sa douleur ?

Lorsqu’une douleur survient sans que vous ne vous y attendiez, il est possible qu’elle soit passagère. Mais si le mal est intense et revient toutes les 5 minutes, il peut bien cacher autre chose et il vaudrait mieux demander conseil à un médecin. Aussi, lorsque la douleur est suivie d’une forte fièvre, il est fortement conseillé de consulter un médecin afin de bénéficier d’un traitement adéquat. Pour les personnes qui saignent vite ou qui ont des problèmes d’hémorragie, la prise d’antalgiques ne peut se faire sans l’accord d’un médecin.

Les différents médicaments contre la douleur

Contre la douleur, différentes catégories de médicaments permettent de faire face de manière efficace.

Les antalgiques

Ce sont des médicaments anti-douleur qui peuvent être pris sans ordonnance. Il en existe deux (02) catégories. La première contient du paracétamol et est aussi connue sous le nom d’acétaminophène. La seconde catégorie d’antalgiques, elle, regroupe les médicaments qui ont des vertus anti-inflammatoires. Il s’agit de l’ibuprofène, anciennement connu sous le nom d’aspirine.

  • Les bienfaits du paracétamol

Prendre du paracétamol, c’est faire le choix de la sécurité, car cet anti-douleur permet de soulager la douleur, mais également de réduire la fièvre. Il est plus sûr pour le bien-être général. Mais attention tout de même, car comme tout médicament, le paracétamol a aussi des contre-indications. Notamment en cas de problèmes hépatiques ou d’allergie, le paracétamol ne peut pas être utilisé. De même, en cas de consommation d’alcool, ce médicament ne peut être utilisé.

Dans le commerce, le paracétamol est connu sous plusieurs dénominations telles que l’Efferalgan, le Doliprane, le Dafalgan. Il existe également sous plusieurs formes (comprimé, suppôt ou effervescent). Bien qu’il soit possible de l’associer avec d’autres substances actives, il vaut mieux se conformer à la posologie indiquée, car une surconsommation de paracétamol peut entraîner de graves dommages sur le foie. Il peut être associé avec d’autres substances actives.

  • L’ibuprofène pour contrer la douleur

Si la douleur ne disparait pas après la prise du paracétamol, alors il est conseillé de prendre un anti-douleur qui a plus de force que le paracétamol. Il s’agit de l’ibuprofène. C’est un médicament qui est, un degré plus puissant que le paracétamol. Il ne doit donc pas être pris par un patient qui souffre de problème du cœur ou d’ulcère. De même, l’ibuprofène ne peut plus être consommé après le 6ème mois de grossesse. C’est pareil si le patient souffre d’une quelconque allergie à l’un de ses éléments constitutifs de ce médicament. 

Pour ce qui est de la dose à prendre, elle ne doit pas dépasser un total de 1200 mg dans une journée soit pas plus de 400 mg en une prise avec un intervalle de 6 h entre les différentes prises. Un traitement avec de l’ibuprofène ne peut se faire dans les conditions suivantes :

  • Les selles du patient contiennent du sang ;
  • Les selles du patient sont noires et malodorantes ;
  • Le patient crache du sang ;
  • Il a des difficultés à bien voir.

L’ibuprofène se retrouve dans le commerce sous des noms commerciaux tels qu’Advil, Nurofen, Spedifen,…

  • L’aspirine : le dernier recours

Il s’agit de la dernière solution contre les douleurs dans le rang des antalgiques. L’aspirine, encore connue sous son nom commercial Aspégic, Kardegic,… assure un apaisement des douleurs dans un délai relativement court. Toutefois, ce médicament, comme tous les autres, a également des contre-indications. Il s’agit principalement pour le patient de :

  • Maladie du duodénum ;
  • Maladies du cœur, du foie ou des reins ;
  • Troubles de la circulation ;
  • Prédisposition à des accidents cardio-vasculaires ;
  • Menstruations ;
  • Allergie à l’aspirine.

Pour ce qui est de la posologie dans la prise de l’aspirine, il est important de se conformer aux recommandations du médecin. Il est aussi interdit de prendre de l’aspirine en association avec des anticoagulants tels que la vitamine K et le méthotrexate.

Les analgésiques opioïdes

C’est une autre catégorie de médicaments anti-douleur. Il en existe deux types : les analgésiques faibles ou mineurs et les analgésiques forts ou majeurs.

Les analgésiques faibles ou mineurs

Cette catégorie de médicaments anti-douleur agit directement sur le système nerveux central. Il est utilisé dans la plupart des cas pour soulager les douleurs moyennes ou sévères, y compris les douleurs qui n’ont pas pu être correctement soulagées par les antalgiques. Les molécules qui constituent les anti-douleurs de cette catégorie sont des molécules qui sont proches de la morphine et donc de l’opium. Ils sont nettement plus efficaces que les antalgiques et leur acquisition se fait sur présentation d’une ordonnance, sauf pour certaines associations de codéine. Parmi les analgésiques faibles ou mineurs, on peut citer un anti-douleurs comme Tramadol, la codéine, la dihydrocodéine.

Les analgésiques forts ou majeurs

Comme leur nom l’indique, les anti-douleurs de cette catégorie sont destinés à soulager les douleurs intenses, celles qui sont résistantes aux autres anti-douleurs. Il s’agit entre autres de la morphine et des autres substances qui y sont liées :

  • l’hydromorphone ;
  • l’oxycodone (OxyContin) ;
  • la péthidine (Demerol).
  • la nalbuphine (2 fois plus puissant) ;
  • la buprénorphine (30 fois plus puissant que la morphine) ;
  • le fentanyl (100 fois plus puissant) ;

Les psychotropes

Les médicaments psychotropes ne sont pas spécifiquement destinés à soulager la douleur. Il s’agit surtout d’antidépresseurs, d’anxiolytiques, de neuroleptiques et d’antiépileptiques. Ils traitent les cas de neuropathie ou de fibromyalgie. Des études à ce sujet ont permis d’utiliser les cannabinoïdes pour soulager les douleurs liées à certains maux tels que la sclérose en plaque. Il en est de même pour les nausées causées par la chimiothérapie.   

De plus en plus de médecins conseillent leurs patients à se tourner vers une approche beaucoup plus naturelle telles que la physiothérapie ou encore un suivi psychologique pour assouplir les douleurs.  

Les techniques naturelles contre la douleur

  • Avoir recours à l’homéopathie : c’est une technique naturelle qui permet de soulager les douleurs. Mais pour le faire, il est important de consulter un homéopathe. En traitant les douleurs, le professionnel pourra adapter les souches homéopathiques à chaque personne. Les différentes techniques de traitement appliquées par l’homéopathe ne se ressemblent pas, car elles sont fonction du type de douleur.
  • Opter pour la phytothérapie : de nombreuses plantes permettent également de soulager les douleurs. On peut citer par exemple la Mauve, l’Achillée Millefeuille ou encore le Bouillon Blanc. Mais la plante qui sert de médicament anti-douleur et qui est la plus utilisée est l’Harpagophytum. Les racines de cette graminée ont de nombreuses propriétés anti-inflammatoires. Aussi, les médicaments à base d’harpagotphytum sont conseillés pour les problèmes d’ulcère gastroduodénal. Il en est de même pour la Passiflore qui est une plante qui a le pouvoir de soulager les douleurs.

Pour toute douleur, quelle que soit son intensité, il est important de prendre le mal au sérieux, car cela peut être annonciateur d’une maladie. Et lutter contre une telle maladie est possible à condition de vite déceler la douleur et découvrir ce qu’elle cache.

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Lyse

A propos de l'auteur: Lyse

Quand je n'écrit pas pour le quotidien WebMatin, je fais du sport ! Je suis une accro à la natation une grand compétitrice !

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